La saga cinématographique Resident Evil regroupe trois ensembles de films distincts : une hexalogie avec Milla Jovovich sortie entre 2002 et 2017, un reboot en 2021, et des films d’animation liés au canon des jeux Capcom. Suivre l’histoire dans le bon ordre suppose d’abord de savoir quel fil narratif on tire, car ces univers ne se croisent pas.
Hexalogie Milla Jovovich : l’ordre films Resident Evil avec Alice
La saga portée par Paul W.S. Anderson et Milla Jovovich raconte l’arc complet d’Alice, personnage original absent des jeux. Chaque film reprend exactement là où le précédent s’arrête, ce qui rend l’ordre de sortie identique à l’ordre chronologique de l’intrigue.
- Resident Evil (2002) : Alice se réveille sans mémoire dans le complexe souterrain du Hive, laboratoire secret d’Umbrella Corporation où le virus T s’est propagé.
- Resident Evil : Apocalypse (2004) : l’épidémie atteint Raccoon City en surface. Alice découvre ses capacités surhumaines et croise Jill Valentine.
- Resident Evil : Extinction (2007) : le virus a ravagé la planète. Alice traverse un désert américain post-apocalyptique avec un convoi de survivants.
- Resident Evil : Afterlife (2010) : Alice perd ses pouvoirs et rejoint un groupe retranché dans une prison de Los Angeles, traquée par Umbrella.
- Resident Evil : Retribution (2012) : piégée dans une base sous-marine d’Umbrella, Alice traverse des simulations de villes infectées et retrouve des alliés clonés.
- Resident Evil : Chapitre Final (2017) : retour à Raccoon City et au Hive pour un affrontement conclusif contre Umbrella Corporation.
L’arc narratif suit une logique d’escalade : un huis clos souterrain, puis une ville, un continent, et enfin le monde entier. Revenir en arrière dans le dernier film boucle cette structure.

Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City, un reboot sans lien avec la saga Jovovich
Sorti en 2021, Welcome to Raccoon City ne prolonge pas l’hexalogie. Le film de Johannes Roberts reprend les personnages des jeux (Chris et Claire Redfield, Leon S. Kennedy, Jill Valentine) et fusionne les intrigues des deux premiers jeux vidéo en un seul récit situé en 1998.
Le ton change radicalement. Là où Anderson misait sur l’action spectaculaire, Roberts cherche à retrouver l’ambiance survival horror des jeux originaux, avec un budget plus modeste et un rythme plus lent. Ce film se regarde de manière totalement indépendante, avant ou après l’hexalogie, sans confusion possible.
Films d’animation Resident Evil : un ordre chronologique distinct
Les films d’animation en CGI produits par Capcom occupent une place à part. Contrairement aux adaptations live-action, les films d’animation s’inscrivent dans le canon officiel des jeux. Leurs événements complètent la timeline des jeux vidéo, avec les mêmes personnages (Leon Kennedy, Chris Redfield, Claire Redfield).
L’ordre chronologique interne ne correspond pas aux dates de sortie :
- Resident Evil : Degeneration (sorti en 2008, situé en 2005 dans la timeline) : attaque bioterroriste dans un aéroport, avec Leon et Claire.
- Resident Evil : Damnation (2012, situé en 2011) : Leon infiltre un pays d’Europe de l’Est en guerre civile où des armes biologiques sont déployées.
- Resident Evil : Vendetta (2017, situé en 2014) : Leon, Chris et Rebecca Chambers traquent un marchand d’armes biologiques.
- Resident Evil : Death Island (2023, situé en 2015) : réunion de plusieurs personnages historiques sur l’île d’Alcatraz pour contrer une nouvelle menace virale.
Regarder ces films dans l’ordre chronologique de l’univers plutôt que dans l’ordre de sortie rend la progression des personnages plus lisible, même si chaque film fonctionne en autonomie relative.

Reboot 2026 par Zach Cregger : une side story pendant Resident Evil 2
Un nouveau film Resident Evil réalisé par Zach Cregger (Barbarian) est prévu pour le 16 septembre 2026 en France. Ce troisième reboot cinéma ne reprend ni l’univers d’Alice, ni celui de Welcome to Raccoon City.
Le film se déroule pendant la nuit de l’épidémie de Raccoon City, c’est-à-dire durant les événements du jeu Resident Evil 2. Le protagoniste est Bryan, un coursier médical, personnage original absent des jeux. Cregger a précisé qu’il ne compte pas utiliser Leon S. Kennedy, Jill Valentine ni les autres héros classiques de la franchise.
Ce choix crée une branche narrative parallèle : une histoire qui existe dans le même cadre temporel que RE2 sans en adapter le scénario. Pour les spectateurs qui veulent suivre toutes les ramifications de l’univers Resident Evil au cinéma, ce film se situera chronologiquement en 1998, au même moment que Welcome to Raccoon City et que le tout premier film de 2002 (qui démarre aussi autour de la catastrophe de Raccoon City, mais dans une version alternative des événements).
Quel ordre de visionnage choisir selon votre objectif
Le choix dépend de ce qu’on attend de la franchise. Pour une expérience purement cinématographique centrée sur l’action, l’hexalogie Jovovich se regarde dans l’ordre de sortie, du premier au sixième film, sans détour. Pour retrouver l’atmosphère des jeux vidéo, Welcome to Raccoon City (2021) puis le film de Cregger (2026) forment un duo cohérent ancré dans la même période de Raccoon City.
Les films d’animation s’adressent davantage aux connaisseurs de la saga Capcom. Les regarder dans l’ordre chronologique de l’univers (Degeneration, Damnation, Vendetta, Death Island) complète l’arc des personnages des jeux entre deux épisodes vidéoludiques. Mélanger live-action et animation dans un même marathon n’a pas de sens narratif, puisque ces univers ne partagent ni personnages ni continuité.
Le piège classique reste de chercher une timeline unique qui relierait tous les films Resident Evil. Elle n’existe pas. Trois univers parallèles cohabitent, chacun avec sa propre logique interne, et le reboot 2026 en ajoute un quatrième.

