Le parachutisme est une activité aux sensations extrêmes qui vous laissera un souvenir unique mais vous avez sûrement des questions sur cette expérience inoubliable.C’est décidé, vous voulez faire le saut et tester le parachutisme. Une grande envie d’adrénaline ou de dépasser ses limites, mais quelle qu’en soit la raison, des milliers de questions vous passent par la tête et voici enfin toutes les réponses. Voici tout ce que vous devez savoir avant de vous jeter d’un avion pour une descente folle de 200 km/h ! Notez que chaque pays a une législation et une réglementation différentes, il y aura donc plusieurs réponses à chaque fois en fonction de votre destination dans le monde.
Quelle est la meilleure période pour un premier saut ?
En théorie, le saut en parachute peut se faire toute l’année. Mais l’expérience sera bien plus agréable sous un ciel dégagé et des températures clémentes. C’est pourquoi de nombreux centres ferment de novembre à mars et reprogramment systématiquement le saut en cas de pluie. Impossible de décoller si les nuages menacent ou que le vent s’invite à la fête : l’avion reste au sol, il faudra patienter. Prévoyez donc une demi-journée pour être certain de pouvoir sauter dans les meilleures conditions.
À quel âge peut-on sauter en parachute ?
La limite d’âge dépend du pays et du centre, mais la plupart exigent d’avoir au moins 15 ans (avec accord parental), certains acceptant même dès 12 ans si l’enfant est accompagné d’un parent. Une condition de poids entre aussi en jeu : il faut en général peser au minimum 40 kg.
Quel est le poids maximum autorisé pour effectuer un saut ?
Pour des raisons de sécurité et de matériel, le seuil maximal oscille entre 90 et 95 kg en tandem. Si vous dépassez 100 kg, discutez-en avec le centre : certains ajustent en fonction de l’instructeur ou du modèle de parachute. Gardez en tête que le poids total, moniteur compris, ne doit jamais excéder la capacité du matériel.
Le premier saut doit-il se faire en tandem ?
Le plus souvent, on commence son aventure en tandem : solidement attaché à un professionnel, il gère la descente, le pilotage, l’ouverture de la voile et l’atterrissage. Mais il existe une alternative pour les plus téméraires : la formation PAC (Progression Accompagnée en Chute). Après une préparation théorique, vous sautez avec un ou plusieurs instructeurs qui vous accompagnent en vol, le tout sous supervision stricte.
Combien coûte le premier saut ?
Les tarifs varient selon la région et la formule. Pour un tandem, comptez entre 230 et 300 euros, location du matériel et place dans l’avion incluses. Les prix peuvent même baisser en semaine, selon l’affluence. Opter pour une initiation PAC coûte environ 100 euros de plus la première fois, mais les sauts suivants seront bien moins chers, autour de 30 euros. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, un stage PAC avec 6 sauts et encadrement complet coûte moins de 1300 euros, assurance fédérale comprise. Ajouter une vidéo ou des photos de votre vol ? Prévoyez entre 80 et 120 euros supplémentaires à remettre au moniteur-caméraman, ce service est souvent inclus lors d’un stage complet.
Faut-il être en bonne santé pour sauter ?
Un passage chez le médecin est généralement imposé : le certificat médical, exigé par la plupart des écoles, permet de vérifier que rien ne s’oppose à la pratique. Problèmes cardiaques, troubles ORL affectant la décompression ou douleurs dorsales représentent des contre-indications fréquentes. Les femmes enceintes ne sont presque jamais acceptées. Par ailleurs, il faut éviter toute consommation d’alcool dans les 12 heures précédant le saut, et ne pas avoir fait de plongée sous-marine la veille. Et avant le grand saut, prenez un vrai repas : l’effort vous demandera de l’énergie.
Peut-on sauter si l’on a le vertige ?
Le vertige ne pose aucun souci pour le parachutisme. Ce phénomène est lié à l’équilibre et survient lorsque l’on se tient debout en hauteur, mais en avion à 4000 mètres, la sensation de hauteur disparaît complètement. Même certains parachutistes aguerris avouent souffrir de vertige au sol, mais jamais en vol.
Comment reconnaître une bonne école de parachutisme ?
Les centres de parachutisme sont tenus à une discipline stricte. Vous serez encadré par des instructeurs chevronnés, tous titulaires de brevets, ayant accumulé des centaines de sauts. Le matériel est plié et contrôlé avec une rigueur absolue. Les écoles sérieuses ne transigent jamais avec la sécurité. Prêtez néanmoins attention aux consignes transmises par votre moniteur sur place, elles sont précieuses.
Quel équipement et quels vêtements prévoir ?
Tout l’équipement est fourni sur place : parachute principal, secours, harnais, altimètre, casque, combinaison et lunettes de protection. Il ne reste qu’à vous habiller confortablement. Certains s’amusent à tenter le saut sans vêtement, mais mieux vaut prévoir plusieurs couches : à 4000 mètres, la température chute vite. Les chaussures hautes à lacets sont interdites, car elles doivent pouvoir être retirées en vol si nécessaire.
Quelle est la hauteur maximale et minimale pour un saut ?
En tandem, le plafond habituel est de 4000 mètres. Pour monter plus haut, il faudrait de l’oxygène, une option jamais proposée pour un premier saut.
Combien de temps dure un saut ?
La chute libre, c’est la minute la plus intense de l’expérience : 50 à 60 secondes, vitesse de pointe atteinte en 10 secondes. Ensuite, à 1500 mètres, le parachute s’ouvre, ralentissant la descente. Vous profiterez alors de 4 à 5 minutes supplémentaires pour admirer le paysage avant l’atterrissage.
Que se passe-t-il si le parachute ne s’ouvre pas ?
Le scénario du parachute récalcitrant est anticipé : le moniteur gère l’ouverture en tandem, et si jamais le principal ne s’ouvre pas, il y a toujours un secours. Par ailleurs, chaque voile est équipée d’un système automatique qui déclenche l’ouverture si aucune action n’est effectuée à une certaine altitude. Pendant la formation PAC, des instructeurs en vol peuvent intervenir. Impossible d’oublier son parachute ou de sauter sans vérification : l’équipe contrôle chaque détail avant le décollage.
Quels documents présenter ?
En France, un certificat médical de moins de six mois attestant l’absence de contre-indication est demandé avant de sauter en tandem. Certaines écoles appliquent cette règle plus souplement, mais il est toujours préférable d’être en règle.
Peut-on sauter en même temps qu’un ami ?
En tandem, impossible de sauter simultanément avec un proche : chaque binôme quitte l’avion séparément, avec au moins 10 secondes d’écart. Votre ami peut embarquer avec vous s’il réserve sa place (moins de 30 euros), mais devra choisir entre rester dans l’avion ou vous attendre au sol. Impossible de filmer soi-même sa chute ou de confier la caméra à un proche : seul le personnel du centre est autorisé à filmer en vol pour des raisons de sécurité.
Peut-on garder ses lunettes ?
Des sur-lunettes sont fournies et s’adaptent sur vos lunettes de vue ou solaires. Si vous pouvez, privilégiez les lentilles ce jour-là, c’est plus confortable.
Peut-on sauter la nuit ?
Oui, le saut nocturne est envisageable, mais il n’a que peu d’intérêt sans le panorama. Il nécessite d’ailleurs un brevet C (200 sauts minimum) : réservé aux initiés.
Quelle température à 4000 mètres ?
La température chute d’environ 7 °C tous les 1000 mètres. À 4000 mètres d’altitude, prévoyez donc des vêtements adaptés au froid, même en plein été ou sous des latitudes tropicales. Une bonne couche de laine, et la descente se passera sans frisson.
Combien de temps reste-t-on dans l’avion ?
Il faut vingt minutes entre le décollage et le moment de se lancer dans le vide. De quoi sentir la montée d’adrénaline et remettre mille fois en question sa décision avant le grand saut. Mais une fois revenu sur terre, vous ne regretterez rien : la sensation restera gravée, durablement.
Faut-il obligatoirement sauter d’un avion ?
L’avion est le support classique, mais certains centres proposent des sauts depuis un hélicoptère ou une montgolfière. Cela reste rare pour un baptême, la plupart des instructeurs préférant l’avion pour les premières fois.
Combien de temps dure un briefing et à quoi sert-il ?
Avant un saut en tandem, comptez une demi-heure pour la préparation. Un instructeur vous explique le déroulé du saut, l’atterrissage, et toutes les règles à suivre. Si vous optez pour la formule PAC, la formation dure 8 heures : vous serez autonome, donc formé en détail sur chaque étape.
Peut-on apprécier le paysage en chute libre ?
Pendant la chute, l’adrénaline prend le dessus : difficile de savourer le décor à 200 km/h. Mais une fois le parachute ouvert, le calme revient et le panorama devient spectaculaire. D’où l’intérêt de choisir un site de saut remarquable pour profiter du spectacle.
Peut-on croiser un oiseau en plein vol ?
Rencontrer un oiseau pendant la chute libre est rarissime : il faudrait qu’un volatile s’aventure à 4000 mètres, ce qui n’arrive pratiquement jamais. Sous voile, il arrive parfois de croiser un oiseau, mais aucun risque : il s’écartera de lui-même. Au pire, l’anecdote restera mémorable.
Peut-on renoncer au dernier moment ?
Arrivé à la porte, le doute s’efface généralement devant l’envie de sauter. Rare sont ceux qui rebroussent chemin : si l’hésitation subsiste, le moniteur vous aidera à franchir le pas. Rester dans l’avion pour le trajet retour n’est pas plus rassurant, car le pilote effectue parfois des manœuvres acrobatiques pour redescendre rapidement. En cas de météo défavorable (vent fort, orage, brouillard), le saut est simplement reporté.
Peut-on enchaîner plusieurs sauts dans la journée ?
Aucun délai n’est imposé entre deux sauts. Si vous souhaitez recommencer, il suffit de replier le parachute (comptez 30 minutes) et de remonter dans l’avion. Les plus motivés peuvent enchaîner jusqu’à 6 sauts en tandem sur une même journée.
Quelle région choisir pour votre saut en parachute ?
Sauter en parachute, c’est aussi l’occasion de découvrir un territoire sous un angle inédit. Si vous hésitez encore sur le lieu, il existe de nombreux sites proposant des prestations partout en France.
Des paysages à couper le souffle à découvrir
Les plateformes de réservation en ligne proposent un vaste choix de sites de saut. Vous aurez l’embarras du choix parmi des destinations variées.
Pour organiser votre expérience, comparez les différentes offres pour réserver le vol sur l’aérodrome de votre choix. Que ce soit pour un saut au-dessus du Mont-Saint-Michel, survoler les Corbières ou découvrir la presqu’île de Quiberon depuis le ciel, toutes les régions françaises sont représentées.
Les Alpes suisses, un terrain de jeu pour amateurs de sensations fortes
La France offre une diversité de paysages spectaculaire, mais il existe aussi des alternatives proches. La Suisse, avec ses montagnes, séduit ceux qui veulent encore plus d’intensité et de vues grandioses. Cette destination permet d’accéder à d’autres sauts en parachute pour une vue toujours plus impressionnante sur Genève, le lac Léman et toute la chaîne alpine.
Pour préparer votre saut en Suisse ou ailleurs, n’hésitez pas à consulter les blogs spécialisés. Vous y trouverez des conseils pratiques et des retours d’expérience pour organiser une aventure aérienne sur-mesure.


