À chaque fois qu’un smartphone s’allume ou qu’une box connectée bourdonne dans un coin du salon, des ondes électromagnétiques s’invitent sans frapper. Les autorités, sous la pression d’intérêts colossaux, martèlent que rien ne prouve la dangerosité de ces rayonnements venus des objets du quotidien. Pourtant, dans le monde de la recherche, la prudence s’impose : beaucoup pointent du doigt un impact direct sur notre système nerveux. Se protéger devient alors un acte de lucidité. Voici comment reprendre un minimum de contrôle face à cette exposition invisible.
Qu’est-ce que l’électrosensibilité ?
L’électrosensibilité, ou électro-hypersensibilité dans ses formes aiguës, touche de plus en plus de personnes. Ses manifestations sont variées : acouphènes persistants, migraines tenaces, moral à la dérive, irritabilité inhabituelle, difficulté à se concentrer. Impossible d’ignorer le signal d’alarme envoyé par le corps. Des images thermiques montrent d’ailleurs une élévation tangible de la température corporelle après seulement un quart d’heure de téléphone mobile. Ce n’est pas qu’une impression.
La liste des sources d’ondes est longue. On y retrouve les antennes relais, les enceintes Bluetooth, les box internet, les CPL, les téléviseurs à écran plat, les panneaux rayonnants, les tubes fluorescents, et la domotique qui envahit désormais nos intérieurs. Cette énumération n’est qu’un aperçu d’un environnement saturé d’ondes.
La plupart des cas d’électrosensibilité concernent une réaction accrue aux hautes fréquences : wifi, 3G, 4G. Certaines personnes ressentent aussi un effet avec les basses fréquences, celles générées par les installations électriques classiques ou la transmission de courant.
Adopter des gestes simples, chaque jour
Limiter le temps passé sur les appareils connectés reste la mesure la plus directe pour préserver son cerveau des ondes électromagnétiques. Selon plusieurs spécialistes, une conversation téléphonique dépassant deux minutes suffit à modifier le fonctionnement cérébral par l’exposition aux ondes.
Autre réflexe à développer : réduire les contacts physiques prolongés avec son téléphone. Éviter de le garder dans une poche, surtout près du cœur, éloigne les ondes des organes sensibles. Les textiles naturels, comme le coton ou la laine, n’offrent pas de protection particulière : mieux vaut donc garder l’appareil à distance.
Imaginez un instant que les ondes électromagnétiques soient visibles. Nous évoluerions dans une brume si épaisse que voir au-delà de quelques centimètres deviendrait impossible. Cette image illustre la densité du brouillard électromagnétique dans lequel nous baignons.
La puissance des ondes décroît rapidement avec la distance. Pour limiter leur impact chez soi, privilégier le téléphone filaire s’impose, tout comme se passer du wifi lorsque cela est possible. Les prises CPL, qui font transiter internet via le réseau électrique, représentent une alternative concrète.
En mode avion, le téléphone cesse d’émettre des ondes inutiles. Et pour recevoir un message urgent, couper les données mobiles suffit. À titre d’exemple, la transmission en 2G émet environ 0,6 volt par mètre, tandis qu’en 3G ou 4G, le rayonnement grimpe à plus de 6 volts. Tenir un mobile dans ce contexte revient à transporter une mini-antenne-relais en continu.
Face aux basses fréquences, des dispositifs existent pour couper automatiquement l’alimentation électrique lorsqu’aucun appareil n’est utilisé. Ce geste réduit nettement la pollution électromagnétique nocturne, favorisant un sommeil réparateur.
Dans la chambre, bannir les appareils électriques aide le corps à récupérer la nuit, loin du stress invisible des ondes.
Les solutions techniques : entre promesses et réalité
Le marché regorge de dispositifs censés atténuer l’exposition aux ondes électromagnétiques. Mais leur efficacité laisse sceptique. Plutôt que de miser sur des gadgets, garder l’oreille éloignée du téléphone durant un appel reste le geste le plus pragmatique. Utiliser un kit mains libres filaire, ou simplement activer le haut-parleur, éloigne le rayonnement du cerveau.
Les études menées par des équipes indépendantes confirment : ces accessoires réduisent la pénétration des ondes au niveau du lobe temporal, cette zone sensible reliée à l’audition. Moins de contact direct, moins de risque.
Certains téléphones affichent aujourd’hui un niveau d’émission réduit, grâce à des dispositifs intégrés absorbant une partie du rayonnement. Une option à envisager lors d’un renouvellement de matériel.
Autre solution concrète : installer un surmatelas ou des coussins de mise à la terre. Ce type d’équipement aide le corps à éliminer l’électricité accumulée, favorisant une récupération nocturne et, peu à peu, une diminution de la sensibilité.
Neuro Sensory Training et Ceren : approches pour les personnes électro-hypersensibles
Dans les centres Ceren, la progression du nombre de personnes électrosensibles est nette. Ce phénomène n’a rien d’imaginaire : il s’agit de réactions tangibles à une exposition bien réelle.
Plusieurs approches y sont développées pour accompagner ces personnes et améliorer leur quotidien :
- La méthode Neuro Sensory Training Quertant/Giraudeaux, conçue pour restaurer l’équilibre du système nerveux.
- La méthode Nes Health, reconnue à l’international dans le domaine de la médecine de l’information.
- Un régime à haut potentiel, pensé pour renforcer la résistance nerveuse et optimiser les capacités cérébrales.
- L’expérience accumulée depuis 25 ans auprès de plus de 8 000 clients, face à une pollution électromagnétique désormais considérée par certains experts comme l’une des plus préoccupantes du siècle.
Pour approfondir, le site propose l’ouvrage précurseur de Georges Quertant, qui dès 1959 alertait sur les conséquences du rayonnement télévisuel et radiophonique sur le système nerveux des plus fragiles.
On y retrouve également une étude américaine de référence : « Le Wi-Fi est une menace importante pour la santé humaine », qui analyse l’impact sanitaire des champs électromagnétiques.
En France, la question avance à petits pas. D’autres pays tracent leur voie : en Russie, le ministère de la Santé recommande des usages courts, des pauses longues, et déconseille le téléphone mobile aux enfants et à ceux sujets à l’anxiété. À Zurich, depuis 2014, des logements adaptés aux personnes électro-hypersensibles ou sensibles aux produits chimiques existent déjà. Le Parlement israélien, lui, a voté en 2012 une loi visant à informer sur les risques de cancer liés aux téléphones sans fil.
Frank Giraudeaux
Diplômé de l’Université de psychologie de Reims
Fondateur des méthodes et techniques CeRen et Neuro Sensory Training G. Quertant /F.Giraudeaux
Méthode NesHealth
Puissance à haut potentiel

