Les chiffres ne mentent pas : dès le 1er mai 2023, la carte grise va coûter plus cher en Bretagne. Gouverner, c’est choisir, et cette fois, la région a choisi l’augmentation. Si vous comptiez sur une accalmie fiscale, il va falloir revoir vos plans. Mieux vaut savoir à quoi s’attendre pour ne pas se retrouver à payer le prix fort sans l’avoir anticipé.
Cheval fiscal en hausse et fin d’un avantage pour les véhicules propres
Le calendrier ne fait pas de cadeau aux automobilistes bretons. Deux changements majeurs attendent toute personne qui roule ou s’apprête à rouler sur les routes locales. Le prix du cheval fiscal augmentera à partir du 1er mai 2023, passant de 51 à 55 euros. Un ajustement qui place la Bretagne dans la même dynamique que d’autres régions françaises ayant déjà musclé leur fiscalité automobile. À chaque immatriculation, la facture sera donc plus salée.
L’avantage réservé aux véhicules “propres” subit lui aussi un coup d’arrêt sec : la mini-réduction de 50 % sur la carte grise des modèles hybrides, GPL ou éthanol sera tout simplement supprimée, sans phase de transition. Ce qui permettait à ces alternatives de rivaliser avec les modèles classiques côté budget d’immatriculation disparaîtra d’un trait.
Cependant, un point ne bouge pas : ceux qui se tournent vers l’électrique pur ou l’hydrogène conserveront les conditions actuelles, la Bretagne misant ici sur l’incitatif fort pour accélérer la bascule vers les motorisations à zéro émission. Une manière d’accompagner, ou de hâter, le virage écologique.
La logique derrière ces décisions est limpide : face à un budget sous pression, la région Bretagne cherche à générer de nouvelles recettes. Ces ajustements ne se font pas sans impact pour les automobilistes, y compris ceux qui espéraient encore bénéficier d’un coup de pouce financier pour franchir le pas vers une motorisation plus “propre”.
Acheter un véhicule GPL, hybride ou éthanol : agir avant la date butoir
Pour toute personne tentée par l’achat d’un véhicule GPL, hybride ou fonctionnant à l’éthanol, une chose saute aux yeux : chaque jour de délai avant le 1er mai 2023 réduit la marge de manœuvre. Anticiper, c’est profiter pour la dernière fois de la fameuse exonération de 50 % sur la carte grise. Après, cette option ne sera plus sur la table.
Jusqu’ici, cette remise donnait une vraie raison de choisir l’alternative. Désormais, hybrides, flexfuel et GPL seront logés à la même enseigne que les thermiques classiques pour la formalité d’immatriculation.
Connaître la date à ne pas dépasser, cela permet tout simplement de ne pas alourdir, parfois lourdement, la note de l’acquisition ou du renouvellement de véhicule, que l’on soit particulier ou dirigeant d’une petite structure.
Au moment où le coût des carburants grimpe, miser sur ces motorisations reste judicieux pour réduire la cadence des passages à la pompe. Mais il faudra désormais compter avec la disparition de l’exonération sur la carte grise. Voilà un nouvel arbitrage à faire, entre économies de carburant et hausse prévisible des taxes.
Jusqu’à la veille du 1er mai, le temps joue encore un peu en faveur des automobilistes : on peut renouveler ou acquérir en profitant de l’ancien régime fiscal. Après, il faudra composer avec la nouvelle donne, sans espoir de rabais automatique.
Tourner la page devient inévitable. Ceux qui agissent à temps éviteront la désillusion. Pour les autres, la Bretagne deviendra le terrain d’une réforme bien concrète : sur la ligne d’arrivée, la carte grise s’alourdira, et rares sont ceux qui verront venir ce coup d’accélérateur fiscal.

